Présentation d’ARP-Philo

ATELIER DE RECHERCHE PÉDAGOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE
Apprendre à penser par et pour soi-même avec les autres….
Voici l’essentiel d’un programme valable et motivant pour tout être humain qu’il ait 5 ou 95 ans, qu’il soit en maternelle ou en maison de retraite, dans une école ou sur un terrain de foot, qu’il soit parent, enfant, enseignant, éducateur ….
Dans ces Nouvelles Pratiques de la Philosophie, en atelier interactif de recherche philosophique, on découvre à tout âge :
– qu’on est un sujet pensant équipé pour réfléchir aux problèmes de la vie
– qu’on appartient à un groupe social et à l’humanité, que la différence nous constitue.
– que l’écoute est essentielle pour développer une pensée critique, créative, et attentive …
Des formations en et hors milieu scolaire, pour des enseignants, des responsables de services…
-Des sessions internationales de formation à l’animation de  »moments philo »( tout public)
-Des formations en milieu scolaire (1er et 2nd degrés)

Des animations en ateliers
avec une méthodologie précise, des règles simples.
-d’enfants en CLAE,en bibliothèque…
-de résidents de maison de retraite,
-de seniors en association,
-de jeunes parents, d’enseignants, d’éducateurs sportifs,
-de groupes intergénérationnels…

Des conférences
pour tout public …
Philosopher de 5 à 95 ans » ,  »La philo pour enfants »… Prévenir la violence  ?

Des moments de ciné-débats
avec des parents, des éducateurs , des professionnels de l’éducation 
Ce n’est qu’un début, Être et avoir, Chomsky, Camus etc

Des voyages-ateliers solidaires
Pour des cadres de l’éducation , des enseignants , étudiants , associations des 2 rives de la méditerranée …
En Algérie, Tunisie..

Des partenaires :
Ligue de l’enseignement (09), OCCE (Midi Pyrénées), Coup de Soleil MP,. ARP Ghardaia, – ENSLaghouat- Université Gafsa- Université Tlemcen- Université Tunis Manouba

Que nul n’étant jeune ne tarde à philosopher, ni vieux ne se lasse de la philosophie. Car il n’est pour personne ni trop tôt ni trop tard pour assurer la santé de l’âme….

ÉPICURE

Philosopher
de 5 à 95 ans

« On a grand tort de peindre la philosophie comme inaccessible aux enfants….puisque la philosophie est celle qui nous instruit à vivre, et que l’enfance y a sa leçon, comme les autres âges, pourquoi ne la lui communique-t’ on pas ?… »
MONTAIGNE

«  …On ne peut apprendre la philosophie. On ne peut qu’apprendre à philosopher …»
KANT

Ce n’est qu’un début !

Site-blog : ARP-PHILO.ORG Courriel : arp.philo31@gmail.com

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atelier silence

C R des ateliers philo d’avril 2014 sur le silence

Atelier du vendredi 4 avril – Présents : Marie-Louise Antonucci, Françoise Bernis, Yvette Fernandez, Marie Verley, Danièle Dupin . Excusés : Françoise, Maryse, Huy Phong, Monique C
Atelier du mercredi 9 avril – Présents : Marie C Perissou- Sabah Rigoulet – Nicolas Perrette- JF Alleman- MMarthe Rodière-Danièle Dupin- Catherine et Alain Calvet- Excusés : Elodie, Agnès, Michèle, Christelle, Anne Balas
Atelier du jeudi 10 avril – Présents : Chantal Delplanque, MHélène Potier, Catherine Gouin, Agnès Lavenu, Geneviève Nazair- Blanc, Danièle Dupin. Excusés : Nicole T, MMadeleine D, MFrançoise H, Elisabeth B, JClaude B

Ce CR regroupe les observations faites dans les 3 ateliers.

-1- Accueil, présentations et rappel de ce qu’est un atelier-philo ARP.
Quelques réflexions de l’animatrice :
Idée principale : On essaie de penser ensemble à plusieurs voix. Le but n’est ni de construire une pensée unique, ni d’installer un relativisme plus ou moins confortable car désengagé . On expose clairement son point de vue en argumentant, et on écoute avec bienveillance et appétit si on peut, la parole de l’autre en lui faisant un crédit maximal, ce qui n’exclut pas un positionnement critique qui pourra conduire à nuancer sa propre position, à la maintenir en l’explicitant, ou à l’abandonner. En bref, on se laisse cheminer en écoutant l’autre.

-2- Visionnement du film de Gil Corre sur les Cercles de silence avec consigne de noter ce qui nous accroche pour le partager avec les autres.

NB : Il est convenu de ne pas s’attarder sur les thèmes de la Non –Violence qui pourront faire l’objet d’une approche spécifique : Le fauchage des OGM relève-t-il de la non-violence ? Question posée, controversée qui mériterait une reprise. Qu’est-ce que la Non-Violence ?

Nous prenons donc la consigne de noter ce qui nous frappe personnellement par rapport au silence

-3- Tour de table sur les idées qu’a fait naître le film, ce qui nous interpelle et nous fait réfléchir.
Les mots en gras marquent les reprises du film
On note l’idée que le silence peut être prière, temps habité par la relation à un ‘’tout autre’’ ou par la compassion à l’égard des sans papiers mais qui peut être vécu différemment : comme enregistrement des bruits de la rue ou agacement si on le voit comme manque, manque d’action ou de parole, impatience d’agir. L’essentiel est-il la résolution par nous du problème des sans papiers ou le développement de la prise de conscience de tout un chacun que le sans papier est d’abord une personne? On note la différence dans le film entre l’attitude espagnole percutante et la toulousaine qui semble plus calme.

Le silence peut nous ramener à nous même dans notre cheminement intime, nous permettre de retourner à l’essentiel de la position humaine : la verticale, par delà les peurs, les impatiences, l’agitation intérieure, les bruits du monde en nous.

Des expressions le font voir négativement : ‘’réduire au silence’’, le ‘’silence de la mort’’ ‘’imposer silence’’. Le silence peut être subi ou choisi. Il paraît indispensable entre deux paroles, s’il reste lien. Le vide sensoriel peut rendre fou.

On peut en avoir peur, peur du vide qui nous engloutirait, peur de ne pas en faire assez, peur de la perte du lien, peur de perdre son temps, peur de la mort.
Le silence peut être vécu comme Vie, harmonie liant les trois composantes de l’humanité : le moi individuel, la société et l’environnement (monde ou nature) .
Mais, pas plus que la parole il ne peut être tout bon ou tout mauvais.

Le rapport serein à soi dans le silence est possible si on pense son moi en continuité avec la présence intérieure d’êtres aimés. Il est alors source d’équilibre et possibilité de recul dans un projet d’action et de vie plus pleine …

Distinctions proposées : silence ≠ isolement ; silence ≠absence de bruits ; silence ≠ absence de mouvements ; silence ≠vide sensoriel; silence ≠ refus du regard de ou vers l’autre…

Le silence peut être habité différemment et avoir des tonalités différentes, entre vie et mort, être vécu comme manque ou comme plénitude, il implique qu’on se taise déjà. Il est chemin et aventure, retour au calme, décantation, préparation à l’action, acceptation de ce qui ne dépend pas de nous, acceptation de n’être pas tout puissant, d’être ce qu’on est en vérité, avec la possibilité de faire le tri et d’entrer en méditation-contemplation par delà le bruit, le stress, l’agitation.

La séance a été bien vécue, elle a paru à certains meilleure que la précédente, plus agréable et paisible, avec plus de temps de silence que d’habitude ! Et la découverte d’autres approches et ressentis en écoutant les autres. Quelques changements de points de vue, l’envie exprimée d’essayer autre chose (une minute de silence par heure comme à l’Arche ? Un jour de silence par semaine comme Gandhi ?…)

Pour la prochaine fois on convient de lire le petit fascicule qui vient de sortir Dialogue sur la nature humaine, entre Edgar Morin et Boris Cyrulnik. Chacun pourrait sélectionner quelques phrases qui lui parlent

Bibliographie sur le silence :
Du silence de D Lebreton, Eloge du silence de Marc Desmedt, N°d’avril1999 de la Revue Autrement

Calendrier 2014
Me7 ; Je8 ; Ve9 Mai
Ve6 ; Me11 ; Je12 juin

.

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A Tlemcen ce printemps!

Session internationale de formation à l’animation de moments de réflexion partagée à visée philosophique
Site de Tlemcen

Points d’attention

– 1-Programme suivi les 23, 24, et 25 mars
– 50 participants (15 inspecteurs d’arabe, de français, d’anglais, et d’orientation et 35 enseignants stagiaires) ont suivi les matins des 23 et 24 mars deux conférences : 1- Enjeux et modalités des ateliers de réflexion partagée -2- La coopération dans les apprentissages.
Répartis en 4 groupes avec 4 animateurs ARP-PHILO (dont 2 algériens) ils ont ensuite participé à des ateliers courts (type AGSAS- Lévine) , à des ateliers classiques ARP et à des ateliers citoyens à visée philosophique (Type café citoyen).
Un atelier a pu être proposé à 12 enfants, à partir de la fable du Corbeau et du Renard, il a été ensuite analysé , et discuté. Le débat sur Âge et philosophie a permis un échange entre enfants, parents, inspecteurs, enseignants et participants du groupe international.
Les 3 protocoles ARP-Philo ont donc été présentés, expérimentés et commentés. Leurs conditions optimales d’utilisation ont été bien précisées. Ces outils sont désormais à disposition des participants .
– Le 25 à L’Université, 25 étudiants et 4 professeurs ont suivi une conférence sur la compréhension orale. Ensuite répartis en 4 groupes d’une quinzaine de participants, ils ont eu deux ateliers (court et classique).
L’après midi le film de Jean Daniel sur Albert Camus a été projeté et suivi d’un débat. Ceux qui sont restés toute la journée ont donc eux aussi pu vivre les trois sortes d’ateliers
Ont donc été organisés pour les tlemcéniens, 12 ateliers courts, 12 ateliers classiques et 6 ateliers citoyens (par regroupements plus importants)

2- Questions, textes et thèmes abordés

– A–t-on besoin des autres pour penser ? Qu’est-ce que comprendre l’autre ? Qu’est-ce qu’une bonne écoute ? Qu’est-ce qu’une éducation citoyenne ? Y-a-t-il un âge pour philosopher ? Comment motiver à apprendre ? La générosité peut-elle être gratuite ? La violence à l’école , pourquoi et que faire? A l’heure des nouvelles technologies a-t-on encore besoin de professeurs ?
– Supports : Le corbeau et le renard (La Fontaine).- Paroles d’élèves, paroles de maîtres sur la violence à l’école – Vincent et la bande des grands (conte d’Audrey-Ann, MF Daniel) – Le roi qui voulait être généreux (conte soufi recueilli par O. Brénifier) – Textes de Pagnol et de Michel Serres – Film sur Camus.

3- Climat et réactions
Climat d’attention extrême. Enthousiasme avec grande participation.
Tous ont apprécié, dans ces temps de liberté de parole et d’incitation à penser par et pour soi même avec les autres, le fait de se découvrir capables de prendre la parole en public, d’écouter et d’être écouté … D’où l’envie de poursuivre cet apprentissage en d’autres circonstances .
Parmi les réactions notons
– celle de cette inspectrice d’arabe prenant conscience qu’en conférence pédagogique elle parlait beaucoup devant un public d’enseignants qui avait l’air d’écouter mais ne proférait ensuite qu’une parole répétée. Séquence d’attitudes qu’elle retrouvait en inspection chez ses enseignants parlant beaucoup devant des élèves ‘’perroquets‘’
– celle de cette jeune étudiante se surprenant elle même en situation de changement de point de vue entre le début et la fin de l’atelier sur la générosité
– celle de ce jeune enseignant stagiaire exprimant sa détermination à essayer de donner davantage la parole à ses élèves.
Prises de conscience relevées par Michel Dagras à Laghouat mais se retrouvant exactement de la même façon à Tlemcen :
« Les différences les plus radicales qui distinguent les hommes jusqu’à les opposer, cruellement parfois, cachent des espaces intérieurs souvent insoupçonnés. Ils sont ensemencés de graines de respect, de confiance, d’amour. Chacun les porte en soi et peut les cultiver. Pour atteindre ces lieux d’espérance et de paix, il faut franchir les murs de préjugés multiples bétonnés par des peurs » ou par des habitudes fonctionnant en éteignoir professoral !
En résumé : intérêt, prise de conscience et enthousiasme se sont donnés rendez-vous et se sont exprimés à deux reprises par des poèmes spontanés écrits par ces jeunes que les media disent blasés et individualistes !

4- Analyse des blasons ( Évaluation par questions ouvertes)

Synthèse (étudiants+ IEN) de Tlemcen, établie par Nicole Talleux

1 / Ce que l’on retient

Besoin de ce type d’ ateliers pour exprimer ses différentes opinions
Pouvoir partager les points de vue en étant « à l’aise », « sans gène »
Percevoir l’universalité des idées malgré les différentes cultures ou religions.
Percevoir les différences comme un enrichissement
Opportunité de rencontres fructueuses avec des étrangers et natifs( français)
Apprentissage de nouvelles choses- ouverture d’esprit- grâce aux différents ateliers
Apprentissage de l’ écoute et du respect d’ autrui
Pour plus de profondeur de réflexion, pratiquer en alternance avec les mêmes personnes des ateliers en grand nombre et en petit nombre

2/ Ce que l’on est prêt à réinvestir :

Animer des ateliers dans différents lieux ( classe primaire/ université/associations)
Refaire des ateliers ( longs pour plus de temps de parole )
Former des enseignants ( 2 IEN)
Revenir participer à des ateliers avec ARP
Essayer de mettre en place des activités de débats / partager les opinions
Renouveler les rencontres

3/ Ce que l’on a besoin d’approfondir :

Travailler les rôles différents ( animation, observation…)
Etendre à d’autres groupes , démultiplier la formation..
Meilleure maîtrise de la méthodologie

4/ Remarques libres

Grande satisfaction de pouvoir s’exprimer
Moments agréables de partage
Intérêt pour la méthodologie qui favorise l’écoute et le respect
Nombreux remerciements aux formateurs (participants heureux, contents, ravis, satisfaits …)
Enrichissement perçu à travers l’interculturel, l’ intergénérationnel, l’ international…
Regret : que la formation n’ait pas duré plus longtemps !

Conclusion
Objectifs atteints et même dépassés, ce qui montre la pertinence du programme et des outils, ainsi que les compétences en animation acquises en Algérie et en Tunisie.

Prospective.
Organisation à la demande d’une session sur la violence à l’école et dans la cité ( Philo-violence) avec comme deuxième thème , le sport ses enjeux et ses questions (Philo-sport)

ARP – Philo et ses partenaires peuvent répondre à d’autres propositions dans le champ de leurs compétences et en fonction de ce qui aura « germé » sur le terrain.
Toulouse, ce 29 mars 2014,

Daniele Dupin de Saint Cyr

Présidente d’ARP-PHILO

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Intervention à l’ENS de Laghouat

LES ETUDIANTS DE LAGHOUAT

Aux portes du Sahara, là où les derniers contreforts montagneux s’effacent comme vagues sur le sable, Laghouat ! Trois cents étudiantes et étudiants et leurs professeurs entraient en stage de « Formation à l’animation de moments de réflexion partagée ». Un grand amphi plein de jeunes attentifs et curieux avec une majorité d’étudiantes aux visages ouverts, sobrement voilées de noir, vert, blanc, ocre… Présentations protocolaires, hymne national, psalmodie de versets du Coran. Un dépaysement très sensible dès l’ouverture de la session mais vite dépassé par un accueil chaleureux, attentionné, souriant.
Amphis et ateliers proposaient une sensibilisation pratique à l’écoute, à la prise de parole libre, dans le respect de la diversité des points de vue, à contre courant de la désobligeante habitude de couper la parole et de pratiques où débattre se mue en combattre, et convaincre en vaincre. Des questions pourtant incisives stimulaient les échanges : Avons-nous besoin des autres pour penser ? Doit-on vivre pour soi-même ou pour les autres ? Pourquoi l’écoute est-elle indispensable ? Peut-on faire confiance ?.. Des échanges simples et confiants après lesquels plusieurs disaient leur étonnement d’avoir pu vaincre la timidité et surmonter le trac. Tous ont beaucoup apprécié le fait de se découvrir capables de prendre la parole en public, d’écouter et d’être écouté … D’où l’envie de poursuivre cet apprentissage en d’autres circonstances. « OK pour des cours comme ça !» déclarait un étudiant. Enthousiasme tempéré toutefois par un commentaire de la fable « Le corbeau et le renard ». ou l’oiseau perdit son fromage pour avoir pris la parole sans discernement.
Dans ce climat d’écoute attentive, les points de vue apparurent parfois très tranchés, tributaires de préjugés – reconnus ! – construits par l’environnement familial, scolaire, culturel … Les idées ont souvent évolué, modifiées par les explications acceptées, jusqu’à se trouver parfois profondément transformées.
Méthodes et protocoles, à la fois rigoureux et ouverts, furent pratiqués au service d’un maître mot, l’écoute. Chez les marins le terme désigne un cordage servant à régler la voile par rapport au vent. Belle métaphore pour imager une progression en commun respectueuse de la diversité des participants ! Et la question initiale souvent relancée de savoir si nous avions besoin des autres pour penser par nous-mêmes, trouvait sur place une réponse positive dans l’expérience même des ateliers.
L’équipe d’animateurs invitée à Laghouat retourne au pays avec une conviction avivée : les différences les plus radicales qui distinguent les hommes jusqu’à les opposer, cruellement parfois, cachent des espaces intérieurs souvent insoupçonnés. Ils sont ensemencés de graines de respect, de confiance, d’amour. Chacun les porte en soi et peut les cultiver. Pour atteindre ces lieux d’espérance et de paix, il faut franchir les murs de préjugés multiples bétonnés par des peurs.
Notre hôte algérien a écrit son bonheur de nous avoir reçus. Il joint à son courrier un texte de sagesse dont voici un extrait : « J’apprendrai à ma fille que Dieu est amour, qu’elle peut s’adresser à lui sans intermédiaire, le questionner à satiété, lui demander ce qu’elle souhaite, loin de toute directive ou contrainte» . Dieu est amour ! Une vérité mystérieuse et de feu. Elle traverse les différences et éclaire ce que nous portons, tous, au plus intime de nous-mêmes.

dagras.michel@neuf.fr

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Bilan du groupe de pilotage pour le voyage atelier d’octobre 2013 en Tunisie

Vendredi 15 novembre 2013

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU GROUPE DE PILOTAGE AVEC LES CORRESPONDANTS TUNISIENS RESPONSABLES DES ACTIONS SUR LES DIFFÉRENTS SITES

GROUPE DE PILOTAGE PERMANENT : DANIELE-GLEYA-NICOLE
CORRESPONDANTS DES SITES : HOUDA-DALENDA-RIFAAT-BÉCHIR-SAFA

Ordre du jour :
– I-Ce qui a bien marché
– II-Ce qui doit s’améliorer
– III-Les projets de structure
– IV-Les actions et les demandes à ARP-PHILO

I – Tour de parole sur ce qui a bien marché :
(Recueil des points de vue avant l’évaluation des stagiaires)
– Le programme en ce qui concerne la formation et les ateliers a été tenu contre vent et marées, on n’a rien laissé tomber, et ça a bien marché
– Toute la session a été excellente
– Pour les ateliers, on a tout tenu et on s’est adaptés aux imprévus
– Le plus fort a été la rencontre avec le monde des jeunes, un vrai plaisir qui montre l’intérêt et l’impact possible de notre projet.
– On a réussi, les étapes de formation ont été respectées, le plus positif : l’audience trouvée à Radés auprès des jeunes professeurs et la rencontre des étudiants et élèves à Gafsa
– On a bien varié les activités, on a bien tenu les ateliers, et les visites de découverte du pays ont été très intéressantes
– Intérêt énorme du partage d’outils surtout à Gafsa.
– La découverte des richesses culturelles et humaines, la redécouverte de la détermination des tunisiens, de leur dynamisme et de leur amour patriotique, a été très impressionnante pour l’autre rive !
– L’efficacité de la démarche de demande de subvention avec tout ce qu’on pourra réinvestir en matière de rédaction et de présentation de projet.
– La bonne ambiance et la coopération dans le groupe

II- Ce qui doit s’améliorer
– La gestion du temps avant : Il faut rendre possible l’impression du livret complet côté tunisien, donc l’envoyer au moins 15 jours avant. Il faudrait pouvoir le corriger avant tirage. Il faudra se donner les moyens d’avoir des relecteurs 3 semaines avant l’envoi.
Les demandes de subvention sont à poser dans les délais en Tunisie.
La gestion du temps pendant : L’intérêt individuel doit s’effacer devant l’intérêt collectif ! Personne ne devrait s’autoriser à prendre une décision de changement de programme pour satisfaire tel ou tel sans en référer au comité de pilotage. Chacun est adulte et doit prendre ses responsabilités s’il souhaite sortir du programme (taxi etc).
Il faut un respect de la coordination du comité de pilotage, en l’occurrence pour cette session Gleya , Danièle et Nicole avec le responsable du site du jour
– Il faudrait se doter ou avoir à disposition sur place , un matériel de projection avec hauts parleurs, ordinateur et imprimante pour éviter le transport lourd du matériel ARP-PHILO
– Il faudrait aussi centraliser les informations reçues de France : Pourquoi pas un seul interlocuteur tunisien avec un suppléant pour dispatcher l’information en Tunisie, et un seul émetteur français qui négocierait le livret avec lui, jusqu’au bout ?
– Il serait bon que le groupe tunisien de pilotage se structure et que quelqu’un soit chargé d’envoyer les infos aux autres pour les réunions les CR, les actions à coordonner

III- Les projets de structure
– Le réseau se constitue, la banque de ressources s’amorce avec déjà deux livrets , celui de Foix et celui de Tunisie. Ils pourront être complétés par tout apport de supports et de réflexions adressés à ARP-PHILO qui capitalisera classera et renverra à chacun.
– La création d’une association tunisienne est envisagée. Il lui appartiendra de se trouver un nom et d’établir un contrat avec ARP-PHILO ( Voir CR de l’AG d’ARP-PHILO sur ce point, les statuts d’ARP-PHILO )
– Idées émises : une association à créer avec des sous divisions affectées, par exemple
– au club de français des facultés de lettres et à l’enseignement supérieur ( Gleya ?)
– aux nouvelles pratiques dans l’enseignement de la philo en lycée et dans tout le système scolaire ( Houda ?)
– aux animations dans la cité, à partir de la vidéo notamment , ciné-clubs, débats culturels… ( Rifaat ?)
– aux animations hors temps scolaire dans le peri scolaire , avec essais de café citoyens et ateliers par la LTE (Bechir et la LTE ?)
– Aux supports logistiques hôteliers conviviaux et culturels ( Dalenda ?) ETC…
OBJECTIF : Capitaliser, rassembler, communiquer pour dynamiser l’entreprise

IV- Projets d’actions et demandes à ARP-PHILO

La motivation à travailler ensemble est confortée
De nombreuses idées de réinvestissement du stage sont avancées : café citoyen, café philo, ateliers élèves, ateliers étudiants, travail avec L’INS…
D’autres stages avec ARP-PHILO en Algérie, en France et en Tunisie
sont attendus.

Une question est posée concernant la possibilité de combiner interventions CNV, ateliers d’écriture et formation à l’animation.

Réponse d’ARP-PHILO : La structure associative tunisienne, autonome aura toute liberté pour faire intervenir qui elle veut à d’autres moments mais ARP-PHILO préfère se concentrer dans les sessions qu’elle organise sur la mise en place des NPP avec sa propre méthodologie de formation qui inclut du créatif et du critique ainsi qu’une approche spécifique concernant la violence.
ARP-PHILO attend et étudiera avec intérêt et amitié toute demande émanant de ses interlocuteurs tunisiens.

CONCLUSION

Cette magnifique session a été rendue possible par l’investissement de toutes nos différences au service de valeurs communes dans un projet concerté. Preuve que c’est possible , on peut et on a hâte d’aller encore plus loin ensemble au service d’une éducation citoyenne à la démocratie par la réflexion partagée et l’écoute reconquise, sur les deux rives de la Méditerranée !

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CAFÉ CITOYEN : LA VIOLENCE VUE DES DEUX RIVES

20 juin 2011

CAFÉ CITOYEN : LA VIOLENCE VUE DES 2 RIVES DE LA MÉDITERRANÉE

Il est proposé aux participants d’exprimer en préalable leurs représentations initiales de la violence

Expression sur post-it : LA VIOLENCE POUR MOI C’EST QUAND…

 

 

Introduction

 

Mon propos :

Après une définition de ce que j’appelle violence, je présenterai des -témoignages de violences, constatées ou racontées sur chaque rive, que chacun regarde dans la direction de la sienne ou de celle de l’autre, ou encore qu’il regarde la violence qui traverse la mer!

Examen au passa ge de quelques pistes sinon pour l’éradiquer au moins pour la « traiter »

Remarques

Propos limité au monde de l’éducation, à l’Algérie et à la France

 

D’où je parle :

D’une expérience dans le monde de l’éducation( ici et là bas ) d’un travail d’animation sur l’éducation citoyenne et la prévention de la violence..

Là bas : 20 missions de la commission européenne-une de l’ambassade de France -une autofinancée en mai directement sur le thème avec un groupe de 8 français et autant d’algériens éducateurs à Ghardaia et Tipaza

Ici : Dans différents lieux (Hte Garonne, Isère, Lot, Ariège, Calédonie…) dans les établissements volontaires SEGPA-COLLEGES

 

Un mot sur l’action «Action citoyenne et  prévention de la violence »

 

Voyage-Atelier: Option de travail à parité avec les algériens ( pas de néo-colonialisme!)

sur le thème de l’éducation citoyenne et de la prévention de la violence.

: Je proposais des dispositifsde communication ( atelier philo essentiellement mais aussi atelier d’analyse de pratiques, café citoyen, atelier-écoute avec grille de Porter) permettant d’échanger entre nous et bien sûr susceptibles d’être transposés avec des jeunes.Je proposais aussi des temps de témoignages partagés sur nos actions d’éducation citoyenne

But : Se donner les moyens de communiquer et de mettre en place déjà entre nous une culture de la paix : avec écoute de l’autre et respect, curiosité de sa différence, et expression personnelle libre sans complexe ni langue de bois.

DIFFICILE laboratoire!: conflits, blessures involontaires, refus de la frustration, procès d’intention, abus de pouvoir, refus de laisser sa place, désir de se tailler la place du lion, « café du commerce »… nous avons vécu et vivons cela tout le temps

 

Définitions

 

VIOLENCE : Force (déréglée) qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique (de l’autre) pour mettre en cause dans un but (ou avec un effet) de destruction ou de domination l’humanitéde l’individu (D’après B Kriegel 2006)

 

Association :

Dans la violence l’autre est à détruire au profit illusoire du moi, qui fait sa loi sans limite

L’altérité est à supprimer ou à blesser gravement (humiliation), à réduire en esclavage, sous la toute puissance d’un sujet qui impose sa loi (individu ou communauté). Ex Jeu du regard

 

La violence est le risque de la vie… le regard de l’autre peut me tuer mais si je ne l’affronte pas je n’ai aucune chance d’exister comme homme. Cf Hegel : La lutte des consciences pour la reconnaissance

Distinctions :

(Violence à ne pas confondre avec le conflit : Dans le conflit il y a de la vie, de l’autre, un projet de vivre ensemble avec nos différences, de trouver si possible un compromis.

Agressivité = caractérisation psychologique de l’auteur de la violence répétée ou de l’acte violent-

Cruauté = caractérisation psychologique de l’auteur de la violence répétée, avec jouissance de faire souffrir

Agression = action contre un individu auquel on inflige un dommage (vol, blessure etc…),par usage de la force

Frustration= état de manque par rapport à un objet de désir- Frustrer n’est pas toujours violent.

 

On peut voir le problème à partir des oppositions t VIE-MORT MOI-L’AUTRE , MAÎTRE -ESCLAVE , RÉALITÉ ET INTERPRÉTATION- INDIVIDU-SOCIETE-.

 

De toutes façons la violence ce n’est pas que chez les autres, elle est aussi en nous, chaque fois que l’on écrase l’autre en le voulant ou sans le vouloir….

Elle est parfois nécessaire quand il faut arrêter la nuisance de quelqu’un ou d’un système…

Mais peut-on encore parler de violence quand il s’agit seulement de mettre hors d’ếtat de nuire ( et pas de détruire l’autre ou la possibilité d’un vivre ensemble) ou de renverser un ordre injuste pour permettre ou se permettre d’exister?

 

VIOLENCES VUES DES DEUX RIVES

 

Témoignages de violences et d’actions éducatives court terme-long terme

 

À Ghardaia

1-Lecture de la lettre d’un professeur

 

Le 1er octobre 2008, le jour de la fête de l’Aïd, juste après le mois de Ramadhan, des pluies torrentielles se sont abattues sur la vallée de Ghardaïa, provoquant une grande catastrophe. Idriss, un collégien de notre CEM, a perdu sa petite soeur, sa cousine et bien sûr l’oued a emporté sur son passage les 80% du domicile familial. Idriss fût blessé au pied droit qu’on a dû lui amputer. Il était en première année de collège. Sous le choc, il ne voulait plus revenir à l’école! Ce qui déstabilisa tous ses camarades. 

– Un élan de solidarité s’est vite formé autour de lui: Cotisation pour achat de cadeaux, poèmes écrits par ses camarades, pièces de théâtre (dont l’objectif était de lui redonner de l’espoir de continuer sa vie).

Zohra prit l’initiative d’inviter le papa avec son fils, pour, soit disant, une fête à l’école.

– Idriss, ayant perdu toutes ses fournitures scolaires se trouva face à cette grande manifestation de générosité. Quelle fût grande sa joie en recevant son cadeau sublime: Un PC portable!

Depuis ce jour, Idriss grâce à tous, a retrouvé la joie de vivre, de communiquer C’est un enfant  heureux!
Il décide de revenir, touché par cette manifestation d’amitié. et participe à un projet sur la préservation de la planète..

( Violence : la nature ? –mais surtout violence contre soi, nourrie de désespoir)
2- Confidence reçue par un éducateur

Un professeur reçoit une confidence d’une petite fille victime d’attouchements sexuels de la part d’un « éducateur »ayant autorité sur l’enfant
Il décide d’agir en protégeant l’enfant sans amplifier le problème ni le noyer dans un conflit de « communautés »
.

( Violence : enfant victime, réduit à l’état d’objet de plaisir, pour satisfaire une pulsion d’adulte)-mal objectif-Moi et mon plaisir d’abord, on justifie ensuite qu’on « aime l’autre » par cadeaux.!!!..)

3- Une querelle entre membres de deux communautés dégénère en affrontement meurtrier et en partition du village. Un professeur joue les médiateurs

Ce que nous avons vu pendant le voyage:

Des caricatures montrant une difficulté entre 2 communautés Pour les uns « ils sont sales, ils enferment leurs femmes, ils sont hypocrites, ils ne pensent qu’à l’argent. »..Pour les autres : ( ils ont tous les pouvoirs, ils ne respectent rien, ils cherchent toujours à nous voler et à nous imposer leur façon de vivre…)

Un ami nous raconte son village

Histoire de Bériane 2008 ( voir annexe)

…Ils n’y avait jamais eu de problème grave entre eux jusqu’en 1990. Le premier mandat du multipartisme. Des jeunes ont voulu un changement et cracs !!! Opposition oblige, nouvel air politique !. L’ancien maire limogé,ses partisans ont voulu le remettre de force et voilà Berriane mis à feu et à sangs et les pêcheurs en eau trouble ont ajouté de leur huile et ils ont inventé un nouveau conflit qu’ils ont nommé « Ibadites contre Malékites » des rites religieux car c’était la mode à cette époque là. A l’échelon national c’était le « FIS » (un parti islamiste) qui surgi de nulle part revendiquait aussi sa légitimitéaux élections.

Le conflit a duré quelques mois avec deux ibadites morts(un père et son fils) à la clé, mais vite, tout le monde a compris que c’était une manipulation contre la pluralité politique.

La vie a repris de bon train jusqu’à cette fameuse date à double symbolique : Le 19 mars 2008.

Date anniversaire et commémorative du cesser le feu en Algérie après plus d’un siècle de colonisation française et aussi c’était la date anniversaire de la naissance du prophète « MOHAMMED » (sls). Une nuit qui a commencé et qui ne s’est jamais arrêtée.

Sur le pont qui sépare la ville en deux : entre l’ancienne cité et la nouvelle, des jeunes mozabites étaient en train de fêter le « Mouloud » à leur manière. Comme tout Algérien ils allumaient des pétards. Une famille de Malékite passa et voilà qu’un pétard tomba aux pieds d’une de ces passantes , il créa l’incident et le prétexte pour une colonisation à la manière française lors de l’incident de l’éventail de l’ambassadeur français et du Dey Algérien.

Pas plus de dix minutes plus tard, toute la ville s’embrasa

Un effet ping-pong s’est installé….. Si les grands on fini par se lasser, les petits n’en finissent pas, alors des agressions quotidiennes se sont déclarées chez les écoliers Mozabites qui allaient dans des écoles encore dans des quartiers arabes. Ils étaient perturbés dans leur scolarité et leurs examens .Ensuite les autorités scolaires ont fini par décider de séparer les élèves. Etant donné que la plupart des écoles étaient dans les quartiers Malékites alors il y eut un déséquilibre terrible….

Depuis, les élèves sont séparés, même si les enseignants sont mélangés .La vie normale a repris son cours mais l’habitat et les élèves sont de part et d’autre de la nationale « une ». Il y a certains sages qui disent : 

«  Le mur de BERLIN s’est effondré mais le mur de BERRIANE est engendré.. 

 

(Violence des manipulations économico-politiques, violence de la catégorisation, de l’enfermement dans une identité meurtrière (A Maalouf) : il n’est que mozabite, il n’est qu’arabe ou malékite…

C’est une sous humanité on a le droit de les tuer!..

Ex : Chrétiens massacrés au MoyenOrient-

Ex IciEn France en 68 : c’est un bourgeois fascho on peut le défenestrer-

Ex Palestinien en Israel) L’autre est à détruire pour qu’on reste entre soi-

B-En France

Lecture des post it ou d’extraits de « Mémoire de maîtres paroles d’élèves »( Librio)
Ce professeur m’a dégouté de la musique. Sa violence était verbale surtout, dans ces mots comme

« nul « , « lamentable « , « minable » qu’il nous projetait au visage, la bouche déformée par un rictus de

mépris. Ou encore des plaisanteries qu’il faisait à notre détriment. Il avait deux ou trois boucs

émissaires par classe et un chouchou avec lequel il plaisantait affectueusement. Moi, il m’appelait le

« péquenot » parce que mon père était paysan et les autres s’esclaffaient bassement avec lui… Je le

détestais en silence, et il devait le sentir … Tout compte fait, quand on met en mots ces blessures,

c’est de la violence ordinaire . Je l’écris pour tous ceux qui ont les mots de l’école gravés en eux :

des jugements de profs qu’ils ont pris comme des claques …pour tous ceux qui ne pourront pas

mettre ces douleurs en mots et qui gardent en eux cette violence qui les brise .

François, Mémoire de maîtres, paroles d’élèves, Librio

Violence adulte/enfant , abus de pouvoir

 

Lorsque j’étais petit, bien avant la seconde guerre mondiale,la récréation a toujours été vécue par

mon frère et moi comme…le retour à la loi de la jungle, et je peux même dire quelque chose qui a

probablement dominé toute ma vie : j’ai expérimenté là, dans la cour de récréatio, quand j’avais de 5

à 10 ans, une telle guerre, une telle violence que premièrement j’étais content de revenir en classe

lorsque la cloche sonnait, mais que deuxièmement, j’ai trouvé que dans la classe régnait la mêm

violence, à la différence près que dans la cour, je recevais des coups de poing, et que dans la classe,

comme j’étais le premier, c’est moi qui dominait.

Michel Serres, La violence à l’école, Syros 1992

Violence loi de la jungle

 

Je n’ai jamais entendu un professeur chahuté raconter ce qui se passe dans sa classe. Les histoires

de chahut sont toujours évoquées par ceux qui en ont été les témoins ou les acteurs, avec force rires,

comme de bons souvenirs de potaches, de simples plaisanteries innocentes, tandis que ceux qui en

ont été les victimes se taisent.Les images que je garde moi du chahut n’ont rien perdu de leur effroyable netteté, ni de leur insupportable violence. J’entends encore les …hurlements des élèves déchaînés…les boulettes de papier mâché qui s’écrasent contre le tableau, les ricanements venus de je ne sais où…Les mots que je parviens à dire d’une voix blanche, étranglée par la peur ne sont pas entendus, les menaces de punitions que je profère n’ont absolument aucun effet. Je suis désespérément seule,prisonnière sans aucun espoir d’évasion, attendant la mise à mort…

Chantal Cambronne-Desvignes, Le chahut, Ed le Bord de l’Eau, 2001

 

Violence institutionnelles ou d’élèves à profs-

Groupe et prof en danger etat de droit impossible en certains endroits!

Conclusion

Différences ? Contexte historique et politique différent, plus grande pregnance du religieux et du politico-culturel en Algérie, mais mêmes types de violence. Les problèmes ont tendance à se ressembler . Les enfants voient les mêmes émissions ( ex dessins animés japonais toute la journée), ils sont souvent « enfants-rois », ne vivent pas beaucoup de situations de parole structurante, de réflexion sur les manipulations par la pub et autres!)

Moins de violence à professeur là bas…

Mais le rapport à la frustration , à l’autre , et à la loi juste (bien commun) pose problème ici et làbas.

Action éducative possibles

  • Apprendre aux enfants à s’écouter et à respecter l’autre, mais pas par la seule injonction : il est pertinent de créer des espaces de paroles (motivation) EXPERIENCE A FAIRE VIVRE
  • Développer la solidarité et la co-recherche entre adultes éducateurs ( Analyses de pratique)
  • Associer les enfants à l’élaboration de règles et les inviter à des actions de coopération
  • Se comporter soi-même comme un être respectueux de l’autre, capable de lucidité et d’excuses, en recherche et bienveillant,( gardien de la loi juste sans quoi c’est le chaos dommageable pour tous

ANNEXE 1

Les représentations de la violence ( à partir de post-it écrits par les éducateurs)

Ex :Ici en SEGPA

La violence c’est pour moi quand il y a humiliation d’un être devant ou par le groupe, quand il ne peut plus y avoir apprentissage, quand je vois le destin d’un enfant dans l’attitude de ses parents, quand il y a orchestration d’actes destructeurs, racket d’un élève, quand l’administration se fait démagogue et renvoie un élève en classe avec un sentiment d’impunité, il n’y a plus de respect entre les personnes ni de règles…

 

Dans le voyage atelier

Ici :La violence c’est pour moi quand

Quelqu’un parle à ma place, quand je me sens humilié méprisé, quand le groupe contrarie mon désir de liberté, quand c’est la loi du plus fort, quand on m’associe à des actes que je réprouve.

 

Là bas : La violence c’est pour moi quand

Quand on réagit agressivement au lieu de se maîtriser, quand un être sans défense est frappé, quand une personne est dévalorisée, quand on veut me rendre esclave, quand on me quitte alors que je n’ai pas fini ma phrase!

ANNEXE 2

Rapport Kriegel 2006 . Conclusion

« Des émissions de promotion d’une culture de respect d’autrui et de dépassement la violence doivent être diffusées sous la responsabilité des chaînes et doivent faire partie de leur cahier des charges;

  • des émissions éducatives de ce type, diffusées en priorité dans les tranches horaires des programmes pour la jeunesse, en particulier par les chaînes publiques;
  • un programme éducatif à l’apprentissage de la lecture critique de l’image doit être élaboré conjointement par des éducateurs et des réalisateurs. «
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Ghardaia, quid de cette rencontre ?


Comme promis je vous envoie les impressions du groupe de Ghardaia sur le stage inter-culturel des 2 rives qui a eu lieu du 20 au 24 mai 2011.

*Ce stage inter-culturel qui avait débuté le 20 mai 2011 a eu un effet incroyable sur tout le groupe! Dans ces ateliers , nous avons surtout fait de multiples découvertes sur nous mêmes et sur les autres , on croyait  se connaitre!
*Nous avons progressé à prendre en considération « le petit détail »aussi anodin soit-il ( céder  ou s’aider ?… la bande dessinée des deux ânes : coopérer!…)
*Cette façon de faire développer notre écoute de l’autre , l’observation et le respect mutuel, tout cela  nous a permis d’avoir , chacun d’entre nous , un espace de parole et de nous exprimer librement sans la peur d’être interrompu!
*Cette expérience nous a montré combien il est très facile d’instaurer l’attention, la créativité, la critique (des pensées de soi et des autres, pas des personnes!) sans pour autant monopoliser la parole ! Nous avons progressé nous-mêmes en si peu de temps à écouter , observer , tolérer et aimer.
*Nous avons apprécié également la technique inspirée de Lévine : le bâton de  parole qui circule, qu’on garde tant qu’on a envie de parler ; dès que l’avis est formulé sur tel ou tel thème, on le passe au suivant qui a le droit de passer son tour…
*Par ailleurs, beaucoup d’entre nous furent subjugués par les richesses auparavant inconnues de notre propre wilaya ! en l’occurrence : SEBSEB et l’art culinaire de ses habitants. Cette générosité sans limite, ces rengaines bédouines fredonnées pour nous avec spontanéité et cette hospitalité naturelle, dans ce magnifique paysage dominé par une verdure nichée entre ces rochers où tout paraissait stérile! Et pourtant! Nos hôtes avaient fabriqué une zriba (une hutte assez spacieuse pour y faire notre atelier-philo et déjeuner , montée avec des feuilles de palmiers ) en l’espace d’une demi-journée! C’est un temps record!
*Abdelhamid , Brahim et d’autres membres du groupe affirment que leurs comportements ont considérablement changé (en positif) , d’où le témoignage de Brahim dont l’épouse lui a confirmé qu’il l’écoute sans l’interrompre et qu’elle en est ravie.
Nous avons également évoqué les livres qui nous ont été offerts : Le premier homme d’Albert Camus, Indignez- vous de la collection Indigène , Manifeste pour la terre et l’humanisme de Pierre Rabhi et d’autres dont je n’ai pas le titre et nous avons tous cette sensation de fraternité, d’humanisme ,de rapprochement et de grandeur d’âme qu’ils véhiculent ; alors merci à Jean-François et aux autres…
Ceci étant ,les relations franco-algériennes, victimes jusqu’ici de préjugés morbides, sont en très bonne santé! Nous irons jusqu’au bout dans notre démarche inchALLAH.
Nous fûmes tous ravis du nombre important des participants, ce qui nous a permis d’avoir un grand éventail d’opinions, de pensées , de remarques…..
En dépit des petits soucis rencontrés autour du temps de ces ateliers-philo, je pourrai me permettre de dire que c’est une opération réussie avec les moyens du bord , les handicaps ( seulement les pieds!) de Zohra et d’Aicha , nous ont un peu freinés, mais le bilan est là :
Le rêve que Zohra attendait depuis 2009 s’est enfin réalisé ! Notre association est en train de naitre ..
A nos prochaines rencontres inchALLAH ,nous gérerons mieux notre temps.
Merci de nous avoir fait naviguer dans un océan bleu où sagesse ,fraternité,tolérance,respect,échange,partage,et amour font un merveilleux ménage ,dont le qualifiant ne pourrait être que :Pacifique…….océan pacifique!
Merci à notre grande Danièle qui a tout fait pour réussir ce stage
Merci à Marie-Laure ,à Claude,à Nicole et Christian ,à Marie-Hèléne,à Marie-Madeleine, à Jean-François
Nous vous aimons tous pour tout ce que vous avez fait , et vous serez toujours les bienvenus chez nous

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Un goûter intergénérationel…


UN GOÛTER PHILO INTERGÉNÉRATIONEL !

16h, Les résidentes de la Maison de Retraite arrivent et s’installent dans la pièce préparée par Èmilie.

 

En attendant l’arrivée des enfants de l’école voisine invités pour la première fois à un « goûter- philo », elles  découvrent l’image prétexte qui permettra de lancer la réflexion.

Pourquoi un éléphant ? Je n’y vois pas bien! Je dois vous dire aussi que je n’entends pas bien... Suis-je bien à ma place?

 

Les premières réactions ne sont pas des plus enthousiastes! Les anciens aussi ont besoin d’être rassurés!

– Avez-vous envie d’échanger avec les enfants ?– Oh oui!

Certaines ont déjà l’expérience d’ateliers dans l’établissement où les enfants et les personnes agées s’activent ensemble autour de jeux de société, de fabrication d’objets en bricolage, de jardinage… Elles aiment ces moments. Mais là, c’est autre chose!

Les enfants arrivent, ils sont 8, ils ont entre 9 et 12 ans..

– Savez-vous ce que nous allons faire ensemble ?

De la philosophie!

– Et c’est quoi pour vous ?

– De la science!

– Non, des discussions!

– On va réfléchir ensemble à un sujet qui nous intéresse, on a le droit de dire ce que l’on pense et personne ne coupe la parole à personne. On va s’écouter! Bien sûr les dames qui sont ici ont beaucoup d’expérience, il est possible qu’elles vous disent des choses qui vous feront changer d’avis, ou ce sera vous, on ne sait pas!
On observe l’image! Vous voyez quoi?

– Des enfants qui grimpent sur un éléphant! Ils ont les yeux bandés! Ils rêvent!!!

– Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?

– Il y a des grosses bulles avec des images et des petites bulles pour dire qu’ils rêvent!

– L’un s’accroche à la queue et se rêve en Tarzan, une autre sur le dos rêve qu’elle est éventée par une servante! C’est à partir des oreilles de l’éléphant qui lui font de l’air!

– Et l’éléphant, que dit-il ? Est-il content ?

– Il dit : « Non, je suis un éléphant ! »
Il y a des fois où cela vous arrive de répondre comme l’éléphant : « Mais non je ne suis pas ce que vous croyez? »
– Oui, quelquefois on ne nous croit pas,on nous punit alors que ce n’est pas nous, c’est de l’ injustice. Nos parents et nos amis ne nous voient pas pareil!!

– Une résidente : On est jugé sur l’apparence! C’est tout ce qu’on voit de nous, l’apparence!

Une autre : On a un jardin secret . Et on change!

Un enfant : On imite quelqu’un d’autre, des fois, c’est parce qu’on le trouve mieux que soi.. Mais ça peut aider à devenir mieux!
Une résidente :On peut être surpris par l’autre et par soi! Chacun est un mystère, c’est bien de le respecter ! C’est mieux que de croire qu’on connaît les autres par coeur!

– Alors c’est bien la philo ?

Oui! C’est bien.J’aime parce qu’il n’y a pas qu’une seule réponse!

– Et de venir à la Maison de Retraite ?

– Ça change des parents et des autres enfants… C’est plus calme!
L’accompagnatrice des enfants participe et apprécie l’échange, le principe de la philo pour les enfants en milieu scolaire lui semble intéressant!!!
Après 1 heure d’échange entre enfants et adultes,tous expriment l’espoir de poursuivre ces rencontres l’an prochain, pourquoi pas ,en intercalant  réunions en maison de retraite et réunions à l’ école?

Danièle Dupin

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Philo-foot en Ariège!

PHILO-FOOT : Fort de la collaboration entre l’UDAF09 et le District de l’Ariège de Football, une nouvelle
pratique est venue compléter cette saison, le champ du football d’Animation. Il s’agit d’ateliers de réflexion
basés sur les thèmes du sport (tolérance, respect, partage etc…).

Le principe retenu est celui du goûter philo, animé avec enthousiasme et compétence par le Cercle Condorcet de Foix. Cet atelier, déjà mis en
place a l’occasion de la journée du droit des enfants a rencontré un vif succès.

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Journal à deux voix de notre voyage atelier 19-30 mai 2011

Journal du voyage atelier

 

 

Première partie par Hammou.


Arrivé de Nédroma par le car de nuit , Hammou , en ami attentionné, a attendu Marie-Laure à l’aéroport ayant compris que venant de Paris, elle serait seule de 10h30 à 13h45, avant notre arrivée de Toulouse!

 

Journal de Hammou complété par Danièle :

 

VOYAGE  À GHARDAÏA

19/5/2011. À 10h 30 Arrivée de Marie-Laure à l’aéroport d’Alger. Quelle joie de  revoir un visage si longtemps absent! On s’attable à la terrasse d’un café de l’aéroport pour attendre le reste du groupe. A 11h15 Rabah nous rejoint. Il m’appelle tout de suite par mon nom comme s’il me connaissait depuis toujours. Pourtant c’est la première fois que l’on se voit. Il y a de la Danièle là-dessous. Le reste du groupe constitué de 7 personnes, débarque à 13h45 à l’aéroport. Retrouvailles et embrassades. Je retrouve avec un grand plaisir Danièle qui se charge de faire les présentations. C’est ainsi que je fais la connaissance de Jean François, de Christian et son épouse Nicole, de Claude, de Marie Hélène, de Marie-Madeleine.

 

15h30 : La petite troupe rejoint le bus de Nadir garé dans le parking de l’aéroport. Tout le monde est heureux. C’est parti pour le long voyage vers le sud, vers le pays du M’Zab. Nous découvrons des paysages merveilleux. Dans les gorges de la Chiffa des petits singes se précipitent vers le bord de la route en quête de pitance que les voyageurs ravis ne manquent pas de leur jeter sur le talus. Des véhicules se garent au bord de la route sinueuse qui s’enfonce au milieu des montagnes sous une pluie fine qui commence à tomber. Les flashs crépitent de toutes parts pour fixer l’image de ces primates qui semblent très instables et passablement méfiants. Des fellahs vendent des fruits au bord de la route. Danièle nous achète un kilo de cerises que l’on déguste en cours de route dans le bus.


 

18h45 : Arrivée à l’hôtel El-Amir de  Djelfa. Je partage une chambre avec Jean François que je commence à découvrir. Personnage calme et réfléchi qui me fait une très bonne impression.

 

Le 20/5/2011. Petit déjeuner. Je commence à découvrir mes nouveaux amis. Claude me plait par son franc-parler et sa volubilité. Elle n’a vraiment pas froid aux yeux. Elle a la réplique facile et instantanée. Elle est spontanée. C’est une dame  remarquable.

8h : départ sur Ghardaïa. La route est excellente, le paysage uniforme. Des étendues immenses et plates chevauchées à l’horizon par des montagnes de forme rhombique qui se succèdent tout au long de la route sous un ciel changeant,tantôt lugubre tantôt étincelant de lumière. La pluie tombe drue par intermittence. Nous entonnons quelques vieilles chansons scolaires pour tromper notre lassitude, des chansons qui me font revivre quelques moments de mon enfance. Après la ville de Laghouat, la végétation se fait plus rare. Nous traversons des contrées totalement désertiques. Toutefois de temps à autre, nous pouvons apercevoir, en plein désert, des petits groupes de deux ou trois hommes sortis de nulle part, assis en tailleur à même le sol non loin de la route, en train de deviser entre eux.

12h15 : Arrivée à Ghardaïa. Un choc ! Une ville du sud que je découvre pour la première fois. Les quartiers sont ramassés. Des maisons bâties sur des collines sont collées les unes aux autres. La couleur ocre est dominante. Les palmiers émergent de partout dressant leurs longues feuilles pointues dans le ciel devenu brusquement plus clément.


Messaoud nous attend sur une descente, à l’entrée de la ville. Nous suivons son véhicule et nous arrivons chez lui vers 12h35. L’accueil est des plus chaleureux. Zohra directrice d’un CEM est là également pour nous recevoir avec l’épouse de Messaoud. Très sympathique ! Nos hôtes nous reçoivent, comme l’exige la coutume, avec des dattes et du lait que nous dégustons avec plaisir.

 

14h : Je me rends avec Messaoud à la mosquée pour la prière du vendredi.

14h40 : Retour à la maison où nous sommes invités à déguster un couscous succulent. Deux plats nous sont servis: Un couscous à la farine de blé et un autre à la farine d’orge très appétissant.

Abdelmadjid, le président de l’association « sauvegarde du patrimoine de Ghardaïa » nous rejoint.

Une séance de travail est entamée entre Danièle, Abdelmadjid et Messaoud pour actualiser et arrêter le programme définitif.

 

18h Première séance mixte d’activité. Les collègues nationaux, des enseignants et des chefs d’établissements de Ghardaïa se joignent au groupe.  La  réunion se tient au siège de l’association « Sauvegarde du patrimoine de Ghardaïa » situé au centre ville. Après un rapide tour de table où chaque participant est invité à se présenter et à exprimer ce qu’il attend de ce stage de formation sur le thème de l’éducation citoyenne, le sujet du jour est abordé.

Quelques exemples d’actions réalisées par des participants dans le cadre de l’éducation citoyenne sont livrés à l’assistance. Les débats sont assez animés et tout le monde participe avec conviction.

Technique inspirée de Lévine : le bâton de parole circule , on peut parler tant qu’on l’a ; on peut aussi passer son tour. L’animateur n’intervient pas.

C’est Marie-Hélène qui lance les débats en posant la question sur la violence,

Circulation du bâton de parole pour donner son point de vue sur la question : « Peut-on éradiquer la violence ? » – Les avis sont partagés. Beaucoup de participants pensent qu’elle est très difficile à éviter et à combattre. Certains l’estime même nécessaire dans certaines situations.

On parle de supprimer les envies (parler plutôt de combattre le dépit causé par l’envie chez les personnes envieuses) – de réduire la violence – de rétroaction – de juguler- de violence utile ??? – de convertir la violence en énergie ??? – d’impossibilité de l’éradiquer – de croire à la diversité – de prendre du recul – d’être disponible pour l’échange. D’acceptation de l’autre – en milieu scolaire établir une charte, un règlement pour combattre la violence – avoir le courage de s’excuser et de pardonner- être tolérant et respectueux d’autrui.  Telles sont les expressions qui reviennent le plus souvent dans les propos des intervenants.

Quelques remarques : Recrudescence de la violence dans la ville, situation psychologique des enfants nés dans les années noires du terrorisme.

19h30 : Régulation : Danièle reprend les principales idées qui ont été abordées.

Elle rappelle l’objectif qui n’est pas de traiter directement le sujet en cherchant la réponse unique, mais de montrer que le dispositif en lui même est facteur de paix et permet à chacun d’avancer dans sa propre réflexion.

 

21/5/2011 : 9h – Visite de la ville de Metlili à 22 km de Ghardaïa. Le directeur d’une école primaire nous reçoit dans son costume traditionnel et nous conduit à travers les ruelles pour nous faire visiter les vestiges de la ville.

 

11h40 : Visite de la palmeraie de Seb-Seb à 15 km de Metlili. Repas sous une « zriba » (hutte construite en feuilles de palmier) dans un vaste domaine agricole.  La verdure qui domine dans cet espace est surprenante.

Les activités débutent par le jeu des prénoms. Puis, chaque participant est invité à faire part de ses attentes, des questions qu’il se pose et des possibles à réaliser dans le cadre de cette formation pour permettre la mise au point définitive du programme qui devra intégrer éventuellement les propositions des participants.


Un blason est remis à chaque participant pour y porter l’état de ses représentations concernant le sujet en rapport à l’éducation citoyenne. Je sens une véritable préoccupation chez les collègues de Ghardaïa, concernant le phénomène de  la violence. Ce fléau à ma connaissance ne semble pas être trop répandu dans la région, cependant. Le manque de temps n’a pas permis l’exploitation des blasons. Dommage, cela aurait pu nous édifier sur les représentations de chacun pour pouvoir approfondir la réflexion sur le sujet.

 

Les blasons des groupes sont affichés pour rester sous nos yeux notamment en ce qui concerne les questions que l’on se pose.

13h30 : Ateliers proposés :

– atelier philo : la peur de l’autre durée 1h30’

atelier philo type Lévine (temps 20mn)

bilan de la journée 10 mn

14h Repas : couscous, Thé préparé par le directeur de l’école de Metlili.

15h : une troupe folklorique joue quelques vieilles rengaines du sud.

15h30 , Travaux : exploitation du texte « Vincent et la bande des grands ».

Lecture collective du texte.

Travaux de groupe pour rechercher une question susceptible d’approfondir le sujet et lancer le débat sur la citoyenneté et la violence.

Question principale : se moquer d’autrui peut-il être considéré comme un simple jeu ?

Le débat s’est focalisé sur les questions suivantes :

La méchanceté peut-elle être innocente ?

Comment peut-on être méchant ?

Comment maitriser sa peur face à l’autre ?

Quel est le rapport entre la force et la violence ?

Les moqueries peuvent-elles générer de  la violence ?

Le méchant est-il toujours violent ?

La méchanceté serait une tendance installée à vouloir nuire à l’autre. La violence serait ponctuellement armée par le désir de supprimer l’autre au lieu de construire du vivre ensemble dans la différence, avec éventuellement des compromis.

A l’origine peut-être : sur- estime de soi et amour propre exagérés que l’on veut défendre à n’importe quel prix? Réflexion à méditer !

Jean François nous relate un film pour éclairer  le sujet du rapport de la méchanceté et de la violence . Il rapporte comment un moine bouddhiste a réagi pour faire prendre conscience à l’enfant fautif et pour lui faire sentir physiquement et moralement une douleur semblable à celle qu’il fait subir à des animaux innocents.

Le film  raconte l’histoire d’un enfant qui avait l’habitude, par jeu, d’attacher une pierre sur le dos d’un crapaud, puis sur celui d’un serpent et enfin sur le dos d’un poisson. Histoire vraiment édifiante. L’intervention du moine bouddhiste pour éduquer l’enfant consiste à lui faire sentir le poids de son comportement néfaste en lui chargeant une lourde pierre sur le dos pour qu’il sente le mal qu’il fait aux bêtes. Le procédé est très significatif et constitue un bel exemple du type d’actions qui peuvent être menées pour combattre la violence.

 

La distinction entre méchanceté et violence est ainsi illustrée : le moine  n’est pas méchant, il veut le bien de l’enfant!

17h30 : bilan de la journée par Danièle qui reprend les idées les plus significatives.

17h30 – 18h30 : visite de la palmeraie et des dunes de sable de Seb-Seb et retour à Ghardaïa

22/5/2011.

Ordre du jour :

atelier ARP ( Atelier Recherche Philo-pédagogie) par Marie-Laure

séance sur l’écoute (grille de Porter) par Danièle

café-citoyen (par Christian et Jean François) sur l’avenir de la planète.

Marie-Laure propose un support sous forme de bande dessinée représentant deux baudets reliés par une corde qui ne leur permet pas de se nourrir. Ils sont condamnés à s’entendre pour être en mesure d’atteindre ensemble l’un des deux tas de foin. Il faut que l’un des deux animaux cède. Exemple édifiant pour dépasser l’égoïsme et agir dans l’intérêt commun.

Elle guide les activités d’observation Elle réussit à motiver les participants et à susciter leurs interventions pour aboutir à un résultat qui ne fait pas l’unanimité mais que la majorité semble accepter toutefois :

il faut être capable de céder pour l’intérêt commun.

Il faut s’aider pour résoudre un problème.

Il faut s’aimer pour s’aider.

Proposition par Marie-Laure d’un commentaire « identificatoire » sur la liste des stagiaires avec adresses des participants, et ce pour qu’on puisse mettre un visage et des histoires sur les noms des personnes.

Tout le monde trouve que c’est une bonne idée!

12h, Visite de la palmeraie : gestion des eaux d’irrigation, système de répartition des eaux dans les quartiers de Ghardaïa. Un professeur nous donne toutes les explications concernant le système qui existe depuis plus d’un siècle. Le site, avec ses insondables galeries souterraines est vraiment impressionnant.

14h : Visite d’un domaine situé à quelques km de Ghardaïa et repas. Nous visitons un petit zoo aménagé à l’intérieur du domaine, abritant plusieurs espèces d’animaux : fennecs, chacal, dromadaires, paons, faucons, autruche….

14h45 : Activités centrées sur l’écoute,

Sujet : « Un collègue vient solliciter votre aide pour tenter de résoudre un problème qui se pose dans sa classe.  Un groupe d’élèves a pris en souffre-douleur un camarade et lui fait vivre un enfer. Je ne sais plus quoi faire, se plaint l’enseignant ».

Plusieurs actions sont proposées par les participants réunis en groupes pour amener les agresseurs à cesser leurs comportements néfastes. Aucune ne semble assez satisfaisante cependant pour régler le problème.

Et le problème n’était pas de trouver une solution à la place de l’enseignant mais d’imaginer comment l’aider. L’animatrice se propose une autre fois de commencer par une analyse de pratique, les participants s’ étant montrés frustrés de la phase « résolution de problème », il faudra sans doute prendre du temps pour l’aborder avant la grille de Porter.

Présentation de la grille de Porter

Quand on porte un jugement sur une personne, on le fait par rapport à ses propres valeurs.

Quand on procède à une interprétation, on propose un autre sens, une autre signification des faits ou des propos de quelqu’un.

On peut apporter son soutien en encourageant un intervenant ou en cas de conflit en relativisant et dédramatiser la situation.

On peut apporter une aide par des conseils, des suggestions ou même proposer une solution au problème exposé.

Toujours s’assurer d’avoir bien compris le sens du message que transmet l’autre, d’où l’intérêt de s’attacher à conquerrir l’écoute empathique…

Telles sont quelques vérités qu’il faut prendre en considération dans les relations humaines.

23/5/2011 :  9h – ordre du jour :

café-citoyen

projection du film

RP sur l’identité, sur la loi, sur l’écoute.

Les travaux débutent par une régulation qui reprend succinctement les activités de la veille pour dégager leur sens et adapter la suite .

Règles du café-citoyen : Jean François énumère les consignes et présente les principes de base d’un café-citoyen. Il donne les explications sur le fonctionnement et les objectifs de cette structure.

Le sujet concernant les problèmes de la planète abordé par Christian permet aux participants d’accéder à des informations utiles pour comprendre la source de certains dysfonctionnements des sociétés. Dysfonctionnements liés aux rapports :  Moyens de production / problèmes de croissance qui posent deux questions essentielles : quelle est la solution ? et que cherche t-on dans la vie ?

Débats animés mais qui sont restés ,à un niveau théorique.

Le café citoyen n’est pas le lieu où des combats sociaux se décident mais où peuvent se faire des prises de conscience.

12h : Départ vers la ville de Berriane. Arrivée à 12h30. Visite du domaine et repas sous une Khaïma installée à l’intérieur du domaine. Le propriétaire héberge à ses frais quelques étudiants nécessiteux. Bel exemple de générosité.

 

14h : activités centrées sur des expériences vécues. Les participants sont invités à raconter une expérience liée à la violence qu’ils ont pu vivre. Un débat est organisé. Chacun exprime son avis sur les situations présentées par les intervenants.

16h : bilan de la journée et retour sur Ghardaïa.

 

18h : visite de Béni Izguène. C’est un gros bourg renfermé sur lui-même, qui ne se laisse pas observer facilement. On voit très peu de gens dans les ruelles étroites. Les portes et fenêtres des maisons sont closes. Sur la place du marché, les hommes sont assis en rond par petits groupes. Le site renferme des trésors d’archéologie. Les quatre portes donnant accès au bourg doivent être fermées à 19h 30.

 

24/5/2011. 9h – 13h : visite du marché, shopping.

13h – 15h repas chez Aïcha : accueil particulièrement sympathique.

15h – 16h : Bilan de la formation : blason et expérience vécue.

 

Les blasons sont très (trop!) rapidement commentés faute de temps.

Un jeu poétique sur les analogies est présenté par Marie Laure , il est justifié par l’animatrice et bien apprécié.

 

Les trois thèmes qui m’ont paru les plus significatifs dans le programme sont les suivants:

1. Débat sur le texte « Vincent et la bande des grands ».

2. L’interprétation des dessins présentés par Marie-Laure et les débats auxquels ils ont donné lieu.

3. L’aide sollicitée par l’enseignant démuni devant un problème qu’il ne parvient pas à résoudre seul.

4. L’exemple du film avancé par Jean François : l’enfant qui martyrise des bêtes en leur attachant de lourdes pierres sur le dos.

 

Ces quatre situations, chacune dans sa spécificité, ont motivé les participants et leur ont permis d’échanger et de débattre sur les causes et les effets de la violence et surtout de réfléchir à des pistes de solutions pour résoudre les problèmes posés.

 

Pour ce qui est de la méthode de travail adoptée qui s’appuie sur des  activités organisées en « ateliers d’interrogation collective » les résultats me semblent assez encourageants puisqu’ils ont donné lieu à  des débats particulièrement instructifs en ce sens que chacun a pu prendre la parole s’efforçant de faire appel à son vécu, prenant appui parfois sur des situations de la vie professionnelle ou sociale. Ce qui a conféré une certaine authenticité aux discours.

Les communications sur les expériences vécues se sont révélées édifiantes et ont permis aux participants d’accéder à d’utiles informations sur les comportements adoptés par leurs collègues et d’apprécier les actions mises en œuvre pour essayer de juguler la violence et d’installer des comportements de tolérance, d’amitié et de concorde en milieu scolaire particulièrement.

J’aurais aimé que l’on accorde un peu plus de temps à l’exploitation des différents blasons pour avoir une idée des représentations du groupe concernant les différents concepts présentés.

 

17h : Le cœur lourd, je dois prendre le chemin du retour vers Nédroma, laissant mes amis finir leurs discours. Je ne veux point parler des adieux de ce jour.

 

Hammou (les remarques en italique et en caractères gras sont de moi)

 

 

Deuxième partie : Après le départ de Hammou retourné chez lui…

 

La session de Guardaïa se termine par une allocution de Messaoud  et une remise de diplômes et de cadeaux. Nous sommes tous très touchés par les attentions qui nous sont témoignées. Et, malgré notre grande fatigue nous prenons le bus vers le site hôtelier en oasis où Messaoud tient à nous faire découvrir un coucher de soleil unique, un orchestre local de musique folklorique et un humoriste apprécié dans la région.

Plusieurs d’entre nous dansent avec les musiciens qui nous prêtent leurs fusils de spectacle…

Nous rentrons à 23h30 après avoir salué et remercié Zohra et Messaoud que nous ne reverrons plus avant notre départ pour Tipaza prévu à 7h le lendemain mercredi !

Mercredi 25 mai, nous partons à l’heure.

Le bus est beaucoup plus calme qu’à l’aller, la fatigue et le manque de sommeil se font sentir mais la joie est grande d’avoir pu vivre cette aventure avec nos amis du sud.

Nous nous arrêtons en route pour déguster des brochettes et nous nous renseignons pour savoir comment aller à Tibhirrhine que nous avons envie de voir..

La montagne est bien gardée, hélas le frère jardinier ne vient ouvrir que le jeudi nous dit un villageois heureux de nous parler de ces hommes qu’il a connus , une grande mosquée est en construction en face du monastère.

Nous reprenons la route pour Tipaza le coeur plein du souvenir de ces moines magnifiques dans leur simplicité, qui ont prié ici et témoigné avec quelle grandeur de leur amour profond des hommes de ce pays.

Arrivée et dîner à 20h.au village de vacances du Grand Bleu à Tipaza.

 

Jeudi 26 mai

C’est une journée que nous avons voulu libre jusqu’à 17h.

Nadir nous conduit aux ruines où nous prenons un(e) guide, qui commente le site et accompagne la visite du musée.

Nous avions prévu sur place un jeu de piste pour retrouver la stèle de Camus, et ses absinthes mais d’absinthes point, et je suis appelée à l’entrée par Hamida qui est très prise en cette période d’examens. J’abandonne le groupe pour la retrouver. Intéressée par la session elle me promet de faire le maximum pour tout suivre!Retour au Grand Bleu.


Nous commençons la session à 17h

Après un tour de table de présentations, et un jeu pour associer visages et prénoms, la bonne humeur est installée.

Parmi les participants , nos correspondants Rabah et Nacer qui regrettent d’être aussi occupés en cette période d’examens, mon amie Hamida, deux jeunes (un informaticien Omar et un enseignant Amine, invités par Nacer), Brahim de Fouka (chef de centre donc qui sera peu présent), Brahim de Berriane qui nous a rejoint pour continuer la session de Ghardaia, et Sid Ali directeur de la fédération des échecs qui s’intéresse à notre challenge!.

Un travail de groupe est proposé pour réaliser le blason des représentations initiales et des questions qu’on se pose sur le sujet de l’éducation citoyenne . Nous avons tiré les leçons de la séance de Ghardaia et l’exploitation est plus facile.

Un mini atelier-‘ philo’ est lancé à partir d’une phrase d’Albert Camus relevée par Nicole:

 

«  Ce n’est pas si facile de devenir ce qu’on est, de retrouver sa mesure profonde! »

Atelier avec bâton de parole sans intervention de l’animateur

Les réflexions fusent : Toute la vie on se cherche, on est un mystère pour soi, on a une grande part d’obscur, on est une mine à creuser, on joue souvent malgré soi un personnage. Le plus important nous est donné et nous reste inconnu… Connais-toi toi même, cela ne va pas de soi!

Les nouveaux sont étonnés d’avoir pleinement la parole et de se découvrir sujets pensants reconnus et intéressants pour les autres!

A 21h le groupe musical Nassim Essabah, jeune groupe de bénévoles, spécialisé dans la musique arabo-andalouse nous donne un concert en costumes magnifiques, avec deux jeunes enfants musiciens très sérieux et superbes, la relève est assurée!

Le président Mustapha Berlinguer nous explique son association, le courant passe bien!

Vendredi 27 mai

 

Régulation pour dégager le sens de ce qui s’est fait et annoncer qu’on fera un choix dans le programme.

Puis présentation par Marie Laure d’un autre jeu de prénoms avec un objet qu’on lance en donnant le nom d’un participant qui n’a pas encore été nommé.

 

Atelier ARP à partir d’un film de Franck Lepage humoriste  « La langue de bois et le politique ». On choisit de s’interroger sur

 

« Qu’est-ce que dire quelque chose? »

 

Échange qui amène à se demander si on ne parle pas aussi avec autre chose que des mots ( gestes, attitudes) et si à travers nos mots on ne dit pas quelquefois d’autres « vérités », peut être trop difficiles à dire socialement en direct !…L’homme est un être de paroles conscientes ou pas…

 

Atelier de l’après midi préparé par M Laure et Sid Ali. Il commence par une mise en scène qui dérange une partie de l’assistance. Le thème de la loi est introduit, la stratégie de formation questionnée .

Le support est un extrait d’un roman de Lipman : « Pixie »

Le tour de table final confirme que la stratégie d’animation était basée sur la provocation, ce qui est discuté!

15h30 Départ pour visiter Cherchell et dîner sur place chez nos hôtes musiciens

19h Thé chez Abdelkrim peintre qui nous montre le presbytère où il habite et dont il entretient la chapelle, c’est très touchant pour nous, d’apprendre qu’il a connu les moines de Tibirhine… Youcef réalise des calligraphies de nos prénoms, c’est très beau.

Nous sommes ensuite reçus somptueusement dans une villa, celle du père des deux petits musiciens, , très attentif à notre bien être.

Les musiciens de l’orchestre jouent toutes sortes de morceaux dans la joie et nous pouvons là encore danser avec eux!

 

Samedi 28 mai

Intervention de Marie laure sur le vécu de la veille , elle s’explique sur sa conception de l’animation et sur ses objectifs.

Reprise par Danièle sur les différents dispositifs pratiqués, le protocole ARP et les supports-lanceurs ( texte court, extrait de roman, film, BD…)

Présentation rapide d’un outil « L’analyse de pratiques »( GAP) qui permet entre pairs de se solidariser et de s’enrichir en procédant à des études de cas , hors urgence..

 

Un cas de violence en établissement scolaire est proposé à la réflexion de 3 groupes. Chacun essaie de trouver la meilleure solution pour résoudre le problème à court et à long terme.

On présente le protocole DESC pour la résolution des conflits.: Description objective – Expression des sentiments éprouvés (joie, tristesse, colère, peur…) – Suggestion de solutions – Conséquences positives attendues de ces « solutions »…

On commente ensuite un texte proposé par Nicole sur l’écoute et la non écoute, au lieu de la grille de Porter trop longue à exploiter ici.

Idées échangées :

L’écoute empathique est une attitude à conquérir, écoute n’est pas une simple technique. Il ne suffit pas de se taire et de reformuler. L’important est un véritable intérêt pour l’autre qui s’entend au delà des mots …

Travail de réflexion personnelle sur post-it :

« La pire des violences pour moi c’est quand… »

. Les réponses. font apparaître des mots comme  blessure profonde, humiliation , mépris du groupe, autorité, liberté, procès d’intention, rejet de la règle, frustration

Cet exercice permet à chacun de dire ce qui est important pour lui, les réponses sont lues sans commentaire, la diversité de nos seuils de tolérance et de ce qui nous est intolérable apparaît clairement.

Se sentir diminué ou détruit par un geste ou une parole de l’autre, le soupçonner de l’avoir fait exprès… On mesure la part de l’interprétation dans le vécu de la violence symbolique!

Ce moment aurait mérité d’être prolongé! ( refrain connu!)

Bilan du stage : Il est fait sous forme de tableau : 1-Ce que je retiens, 2-les questions que je me pose,3- La suite que j’envisage .

L’intérêt des échanges et de l’approfondissement de sujets qui nous touchent, avec les amis d’une autre culture est relevé par tous. La découverte de l’outil atelier – philo avec son protocole est une révélation pour certains . Ceci dit, on regrette les contraintes de temps toujours trop court! Certains auraient préféré plus d’ateliers, d’autres plus de temps libre, d’autres plus de tourisme !!! ce qui se neutralise… L’humour, les chants, les rires ont été appréciés, et bien sûr la naissance d ‘amitiés précieuses

qu’on a envie de voir croître…

Soirée chez Brahim : Nous sommes accueillis par sa charmante famille dans l’amitié.

Un moment de bonheur tout simple et très doux.

Dimanche 29


Journée libre : certains vont à Alger avec Omar charmant guide chauffeur et ami. Les autres restent à la plage ou vont en taxi à Tipaza. Repos attendu et bien venu!

21h Fête offerte par les français à leurs amis algériens:

Elle est coordonnée par Marie-Laure et permet à chacun de présenter chant, poésie, conte, dans une bonne ambiance de respect et d’ouverture

Nos amis algériens sont venus avec leurs familles, Une fille de Nacer chante seule « À mon beau château », des instruments de musique accompagnent des chants en arabe.. La fête est réussie!.

Lundi matin 30

Tout le monde s’en va sauf les Clastres et moi qui nous offrons une semaine de repos-visites-pélérinage sur place ou plus loin.

Conclusion

Ce n’était ni un stage de formation, ni un voyage touristique, ni un colloque international, ni une visite d’amis, ni une session de développement personnel , mais de fait tout cela à la fois… On s’est appris des choses. Cela a été très dur parfois : devoir renoncer à certaines plages de travail, à certaines rencontres comme celle des élèves de Zohra avec les quels on aurait aimé parler, gérer un temps toujours fuyant, gérer les tensions liés à ces difficultés dans les relations,gérer la fatigue, les émotions et le manque de sommeil…

Malgré tout comme Piaf j’ai envie de chanter : « Non rien de rien… »

Cela valait le coup , ô combien ! MERCI

Et à suivre, on ne sait encore trop comment mais on en a envie !!!

Danièle

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