Paroles d’anciens

Goûter philo en maison de retraite, ce que nous nous sommes dit…

PAROLES D’ANCIENS

Après la projection d’un extrait d’émission présentant le philosophe Alexandre Jollien : « Quelles sont les questions que vous vous posez et que vous auriez envie de discuter avec les autres ? »

Le choix se porte sur :

Qu’est-ce qui peut faire déclic pour sortir de son « destin » d’handicapé ?

_ L’exemple de quelqu’un d’autre : si lui l’a fait, moi je peux le faire! Cela peut être avec le même Handicap ou quelque chose de différent.

– si la famille ou les amis  aident, j’ai un exemple d’un handicapé que sa famille aidait et qui a réussi à être accepté dans une école où on l’a aidé et il a bien réussi ses études après…

– J’étais dans un orphelinat, il y avait une petite fille bossue qui répondait aux vexations par des grossièretés, la grossièreté lui permettait de se démarquer. Elle choquait , nous après on la respectait

– Je suis d’accord : si elle rabaisse les autres qui l’insultent, elle obtient le respect

– Dans la vie collective on a beaucoup de rabaissements, menus mais persistants, on envoie des piques, on est souvent blessés

– Il faut se défendre pour exister !

– Oui mais il faut peut être aussi avoir des éléments positifs pour avancer, accepter le handicap,prendre conscience et accepter

– Un handicap n’est jamais accepté totalement – Le handicap est toujours rejeté, n’est jamais accepté. La résignation n’est pas humaine ,il y a des refuges :Dieu, la prière), mais au fond on n’accepte jamais!

– Au lieu de dire accepter peut-on dire dépasser ses limites ?accepter , c’est un peu passif,  dépasser c’est une lutte en soi…

– C’est un effort formidable. On a des exemples : Mimi Matty , Mimi a des qualités morales exceptionnelles

– Oui mais j’ai connu aussi un homme qui avec le même handicap était aigri, révolté, se posait en victime se comparait aux autres, c’était dramatique de l’entendre…

– Il faut peut être ne pas rester dans le rêve,  ne pas rêver faire ce que je suis capable de faire…

– Le plus terrible c’est  le handicap physique, à cause du regard des autres!

– Et le regard qu’on porte sur soi, n’est-il pas plus difficile?

– Les deux sont liés .Tout ne dépend pas forcement du regard de l’autre,

Est-on est toujours conscient de l’image qu’on véhicule ? Peut-on quelque chose pour  en tirer profit, ne pas en être blessé ?

– Le handicap physique est-il toujours le plus lourd ? Exemple d’un jeune qui se sait susceptible d’avoir des crises de violence et qui se déteste lui même pour cela. , Le regard sur soi s’il n’est pas bienveillant, c’est très lourd même si le handicap ne se voit pas.Il y a souffrance

– Dépasser, cela exige des qualités morales qu’on n’a pas

-Est-ce que c’est à la naissance ? On recevrait des dons et des tares ? Il y aurait des bonnes fées ou pas ?

– La naissance , son histoire ,les rencontres…’l’inné et l’acquis tout joue…

– Dans le film il parle de sa situation, il n’a pas demandé ça, le handicap ne dépend pas de lui, mais il y a des choses qui dépendent de lui, c’est ce qu’il en fait de tout ça qui est différent. avec ce handicap, on va se plaindre ou se battre avec ce qu’on a…

-Intégrer ses faiblesses, ne pas les cacher, les difficultés nous emmènent vers le haut

– C’est pas toujours le cas . Cette énergie on l’a ou on l’a pas.

-Comment peut-elle nous venir ? C’est la question.La motivation d’où elle arrive ?

– C’est une énergie vitale . On en a une part et on en trouve dans les rencontres une autre part

– Qu’est-ce qui peut faire déclic ?

– Se sentir aimé, une parole de reconnaissance, un sourire, un certain regard de l’autre

– Exemple du SDF ,qui a dit ce qui compte c’est pas la pièce , un regard, un sourire ça compte plus! Les gens qui donnent une pièce sans regarder, ça fait mal!

– Il y a des gens qui prennent tout mal , la susceptibilité . La sensibilité de chacun est différente

-On nous persuade de l’importance des choses futiles (ex St Valentin), on est manipulés!

– Il ne faut pas se laisser manipuler , conditionner, c’est difficile , c’est à nous de ne pas suivre le mouvement…On peut voir les mécanismes et se méfier. Discuter avec les enfants , de la télé. C’est bien

Mais pourquoi parle-t-on de manipulation, quel rapport au handicap ?

-L’image que nous a prêté l’entourage est importante : on est rejeté ou choyé

– Un regard d’amour qui nous dit :tu peux ! Ça ouvre des portes

– Ce regard peut réveiller des potentiels , propulser. On le puise dans l’amour, C’est un puits immense

– Quand on se compare c’est traumatisant, la comparaison c’est la prison, il n’y a pas de différence

-Oui mais cela peut donner un sursaut, cela dépend si on regarde celui qui a + avec jalousie ou comme la preuve que c’est possible.

-TOUR DE TABLE FINAL

  • Très difficile d’accepter son handicap!
  • Si on n’a rien dans la tête on ne peut pas avancer!
  • Dans la vie il faut avoir beaucoup de volonté, cela dépend beaucoup de soi , de la famille et de l’éducation!
  • L’importance du regard d’amour. Nos rencontres sont porteuses. Confiance en l’autre et en soi.
  • Tout est mêlé : famille, nos propres ressources, les rencontres, la volonté et cela change suivant l’age, des solutions apparaissent
  • Se sentir comme quelqu’un qui peut changer .C’est la confiance!
  • On peut changer en voyant les autres changer
  • Le destin , l’insaisissable, est injuste. Il peut changer tout d’un coup. Il y a des forces créatrices en dehors de nous.
  • Donner du sens à ce qu’on est , qu’on vit, même à nos âges on perçoit les conséquences …
  • Grand travail à faire sur soi
  • le regard d’amour qu’on donne ou reçoit est source d’énergie!

A propos admin

Danièle Dupin présidente d'ARP-PHILO
Ce contenu a été publié dans ateliers, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *